Une injustice vieille de 50 ans corrigée
Depuis 1972, l’État offrait des terres agricoles à nos petits fermiers pauvres pour les sortir de la misère. Mais à la mort du père, tout se compliquait : la ferme revenait souvent à l’État ou à un seul enfant, fracturant les familles et bloquant les cultures. Aujourd’hui, la loi n° 63-18 change la donne pour de bon – une réforme attendue qui redonne espoir aux campagnes marocaines.
L’héritage pour tous les enfants, sans exception
Désormais, à la mort de l’agriculteur, la terre et les outils passent directement à tous les héritiers : fils, filles, selon les règles islamiques traditionnelles. Fini le choix forcé d’un seul successeur ou la perte au profit de l’État. Les familles restent unies pour cultiver ensemble ou partager équitablement – une mesure juste qui protège le patrimoine rural.
Les dettes effacées, un poids en moins
Autre avancée majeure : l’État annule les restes de paiements et intérêts pour ceux qui n’avaient pas fini de rembourser avant la loi. Plus de dettes fantômes qui empêchaient les ventes ou transmissions. Cette exonération des reliquats libère des milliers de familles rurales, leur permettant d’investir dans l’irrigation ou les semences face à la sécheresse.
Une actualité brûlante pour 2026
Approuvée récemment à la Chambre des représentants avec d’autres textes agricoles, cette loi s’inscrit dans le PLF 2026 et Génération Green 2030. Elle modernise la réforme agraire pour une agriculture familiale durable, au moment où nos campagnes ont besoin de stabilité. Le gouvernement Akhannouch tient parole : soutenir les petits face aux gros défis climatiques.
Pourquoi c’est une immense bonne nouvelle
Pour nos lecteurs agriculteurs, c’est simple : vos fermes familiales sont protégées. Imaginez – votre père part, ses 5 hectares reviennent à vous et vos frères/sœurs sans paperasse infernale. Cultivez sereinement, valorisez vos produits locaux. Une loi pro-ruralité qui renforce la souveraineté alimentaire du Maroc.



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