Hausse inédite des prix des aliments pour bétail
Cette semaine, dans les souks spécialisés du Maroc, le foin se négocie à 60 dirhams la balle et la luzerne (Al-Fassa) atteint 120 dirhams la balle. Ces tarifs, relevés à Sidi Hajjaj, Safi, Beni Meskine et sur d’autres marchés, témoignent de la pression croissante sur les éleveurs, qui doivent jongler entre charges de production et baisse du cheptel national.
Effets sur le secteur et les familles
La flambée des prix s’inscrit dans un contexte marqué par une diminution de 38% du nombre de têtes de bétail depuis 2016, impactant directement la production de viande rouge et la disponibilité sur le marché. Beaucoup d’éleveurs sont contraints de vendre à perte, tandis que les consommateurs voient leurs habitudes alimentaires bouleversées et leur pouvoir d’achat mis à l’épreuve.
Mesures et réponses des acteurs
Face à cette situation, le gouvernement multiplie les mesures d’accompagnement : importations accélérées, suspension de la TVA et des droits de douane sur les viandes bovines et ovines. Sur le terrain, des voix réclament un contrôle plus strict des prix des aliments de bétail pour éviter des abus et garantir l’équité, tout en évoquant la nécessité d’une meilleure régulation du marché.
Le défi de l’agriculture marocaine
L’ensemble du secteur rural marocain doit repenser ses pratiques face à la succession des crises climatiques et économiques. Pour garantir l’accès à la viande et permettre la survie des exploitations, chacun est appelé à faire preuve de créativité et de résilience.


Leave a Reply