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production agrume Maroc

Dans le panorama des agrumes, une variété tient aujourd’hui une place de choix : la mandarine Nadorcott. Développée au Maroc à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) à partir d’une mandarine Murcott, elle est aujourd’hui protégée par un brevet détenu par une structure affiliée aux Domaines Agricoles de la famille royale marocaine.

Une succès-story en Espagne

La Nadorcott s’est largement imposée en Espagne, où elle représente aujourd’hui plus d’un tiers de la production de mandarines dans certaines régions. Les producteurs espagnols doivent verser des redevances à l’exploitant du brevet, montant en moyenne à 20 €/arbre, et pouvant atteindre jusqu’à 45 €/arbre selon les rendements.

Atouts agronomiques et économiques

La variété affiche des performances impressionnantes : des rendements de l’ordre de 35 000 à 55 000 kg par hectare, bien au-dessus de la moyenne des autres mandariniers (~ 26 000 kg/ha). Elle présente aussi une consommation modérée en eau et une balance sucre-acidité très appréciée des consommateurs.

Que va devenir la licence en 2030 ?

Jusqu’au 1ᵉʳ janvier 2030, la culture de la Nadorcott reste soumise au paiement de droits de propriété intellectuelle. À cette date, la variété tombera dans le domaine public, ouvrant la possibilité de l’exploiter librement, sans redevances. D’ici là, le Maroc continuera à percevoir des revenus liés à ce brevet, tout en faisant face à la concurrence d’autres pays producteurs (Afrique du Sud, Égypte, Pérou).


La mandarine Nadorcott, issue du Maroc, s’est imposée comme une variété à très haut rendement et fort potentiel économique. Protégée par un brevet, elle génère des revenus substantiels pour ses détenteurs jusqu’en 2030, date à laquelle elle sera libérée de droits. Sa productivité, sa résistance et ses qualités gustatives en font un choix attractif pour les producteurs, tandis que son avenir post-brevet ouvre de nouvelles opportunités agricoles.

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